On the Provenance of Ten Cultural Goods from the Pays Dogon (Republic of Mali) in the Collection of the Ethnologisches Museum Berlin

Funding area:
Colonial contexts
Funding recipient:
Stiftung Preußischer Kulturbesitz
Research institution:
Ethnologisches Museum Berlin
Federal state:
Berlin
Contact person:
Prof. Dr. Daouda Keita

positionDirektor, Musée national du Mali

emailkeitadaouda060@gmail.com

Dr. Verena Rodatus

positionKuratorin der Sammlungen Westafrika und südliches Afrika, Ethnologisches Museum Berlin

emailV.Rodatus@smb.spk-berlin.de

Heidrun Mezger M.A.

positionWissenschaftliche Mitarbeiterin, Ethnologisches Museum Berlin

emailheidrun.mezger@mailbox.tu-dresden.de

Type of project:
short-term project
Project duration:
until
Description:

Beginning in the 1950s during the French colonial rule, and in the decade following Malis independence in 1960, the Pays Dogon experienced a substantial loss of cultural heritage, driven by the pressure of the global "art" market. Given the magnitude of the loss, this period is often described as the "draining" of the Dogon region, with sacred sculptures being especially affected. Ten cultural goods in the collection of the Ethnologisches Museum Berlin are presumed to have been acquired within this context of trade.

In particular with regard to two sculptures (inventory no. III C 37433 and III C 37434), which were probably used in sacred contexts due to their iconography and encrusted patina, there is a concrete suspicion of appropriation in an unlawful context. According to the seller and gallerist M.L.J. Lemaire, they were "found" in 1958 in caves of the Bandiagara escarpment, which also served as burial sites. It is presumed that M.L.J. Lemaire acquired the sculptures from the French dealer Marie Ange Saulnier-Ciolkowska or her son, both of whom frequently travelled to the Pays Dogon. Their base was in Sanga, a locality where, according to the consulted literature, looted cultural goods from caves and necropolises were sold in significant quantities, clandestinely and in defiance of the will of residents, who, under Dogon law, may have held (shared) decision-making authority.

The transnational research project therefore aims to address the following research question, based on archival research and interviews conducted in Mali and Germany: Did the transfers of possession involving these two sculptures as well as the eight additional cultural goods in the Berlin collection take place within a context of injustice? What fair and just solutions might be envisioned concerning their rights of possession and ownership, places of conservation, and, where applicable, rights of use?

Transnationality and Transparency

Another key aim of the project is to establish a transnational research team. In Mali, the research is led by Prof. Dr. Daouda Keita, Director of the Musée National du Mali and Professor of Archaeology at the Université des Sciences Sociales et de Gestion in Bamako. The Malian research team includes Dr. Bourahima Ouédraogo (research associate, Bamako), Tènin Sibia Fofana (provenance researcher, Bamako), and a provenance researcher based in the Pays Dogon.

Engagement with a broader public, students and civil society initiatives is to be facilitated through public events hosted by the museums, as well as smaller-scale meetings in both in-person and online formats.

The research report will be disseminated in printed form via the Musée national du Mali to key interlocutors, key individuals in the Pays Dogon, civil society initiatives, universities, and archives. The Ethnologisches Museum Berlin will make the research findings available digitally through various channels (e.g. website or, if applicable, the blog of the Staatliche Museen zu Berlin, "museum and the city"). In addition to the publication of the report on Proveana, shorter articles will be published across a range of media in order to communicate the findings to a broader, interdisciplinary audience.

Projet:

Sur la provenance de dix biens culturels du Pays dogon (République du Mali) dans la collection de lEthnologisches Museum Berlin

Description:

A partir des années 1950, sous le régime colonial de la France, et dans la décennie de l'indépendance de la République du Mali en 1960, le Pays dogon a connu une perte importante de biens culturels sous la pression du commerce de l' "art" mondial. En raison de son ampleur, la perte à cette époque est également qualifiée de "vidage" du Pays dogon et concernait particulièrement les sculptures sacrées. Dix biens culturels de la collection de l'Ethnologisches Museum Berlin proviennent probablement de ce trafic.

En particulier en ce qui concerne deux sculptures (n° d'inventaire III C 37433 et III C 37434) qui, en raison de leur iconographie et de leur patine de la croûte, ont probablement été utilisées dans des contextes sacrés, il existe un soupçon concret d'appropriation dans un contexte d'injustice. Selon le vendeur et galeriste M.L.J. Lemaire, elles ont été "trouvées" en 1958 dans les grottes de la Falaise de Bandiagara en Pays dogon, utilisées entre autres comme nécropoles. M.L.J. Lemaire a probablement acquis les sculptures auprès de la marchande française Marie Ange Saulnier-Ciolkowska ou de son fils, qui se rendaient régulièrement au Pays dogon. Ils habitaient alors à Sanga, une localité où, selon la littérature consultée jusqu'à présent, des biens culturels pillés dans les grottes ou les nécropoles ont été vendus à grande échelle, cachés devant et contre la volonté des habitants qui, selon le droit dogon, étaient probablement (co)décisionnaires.

Sur la base de recherches de sources et d'entretiens menés au Mali et en Allemagne, le projet de recherche transnational souhaite répondre à la question de recherche suivante: les transferts de propriété des deux sculptures et des huit autres biens culturels de la collection de l'Ethnologisches Museum Berlin, ont-ils eu lieu dans un contexte d'injustice et quelles sont les solutions justes et équitables en ce qui concerne les droits de propriété et de possession, les lieux de conservation et, le cas échéant, les droits d'utilisation?

Transnationalité et transparence

L'objectif du projet est également l'établissement d'une équipe de recherche transnationale. Les recherches sont dirigées au Mali par le Prof. Dr. Daouda Keita, directeur du Musée national du Mali et professeur d'archéologie à l'Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako. L'équipe malienne de recherche comprend Dr. Bourahima Ouédraogo (collaborateur scientifique, Bamako), Tènin Sibia Fofana (chercheuse en provenance, Bamako) et un chercheur en provenance basé au Pays dogon.

Les échanges avec un plus large public, des étudiantes et des initiatives citoyennes doivent être réalisés à la fois par le biais d'événements publics organisés par les musées et lors de rencontres en plus petit comité (en présentiel et en ligne). Le rapport de recherche sera diffusé en version papier par le Musée national du Mali notamment aux interlocuteurrices concernées, aux personnes clés du Pays dogon, aux initiatives citoyennes, aux universités et aux archives. L'Ethnologisches Museum Berlin mettra les résultats de la recherche à disposition en format digital via différents canaux (par ex. via le site web ou, le cas échéant, via le blog des Musées nationaux de Berlin "Museum and the city"). En complément de la parution du rapport sur Proveana, des articles plus courts seront ensuite publiés dans divers médias afin de diffuser les résultats à un lectorat plus large et interdisciplinaire.

© Ethnologisches Museum Berlin